Les patenteux du Québec

 

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 Les patenteux du Québec par Louise de Grosbois, Raymonde Lamothe et Lise Nantel
Un livre sur l’art populaire et ses artisans. Plus de 700 photos et 78 entrevues réalisées à travers le Québec. Montréal, Éditions Parti-Pris, 1974, 276 p. et 1978, 284 p.

Le point de départ
Au début des années soixante-dix s’amorçait un retour aux sources de la culture québécoise qui avait été longtemps reniée, voire méprisée par les gens éduqués qui ne juraient que par ce qui venait de l’étranger. Louise de Grosbois, Lise Nantel et moi avons adhéré d’emblée à ce vaste mouvement de réhabilitation de notre patrimoine, d’autant plus que, quelques années auparavant, nous avions participé à la contestation des étudiants de l’École des Beaux-Arts de Montréal qui remettaient en question toutes formes d’élitisme.

Nous avons eu envie de connaître comment s’exprimaient ceux qui n’avaient pas, comme nous, reçu de formation en art, et qui vivaient en marge de l’activité culturelle des grandes villes. Nous nous sommes donc lancées dans une recherche exhaustive sur l’ensemble du territoire québécois.

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Raymonde, Lise et Louise

Nous avons découvert des créateurs audacieux, exubérants, totalement libres dans leur façon de s’exprimer. Il s’agissait d’un véritable vent de fraîcheur pour nous qui avions de la difficulté à trouver notre propre langage artistique. Durant deux ans, nous avons photographié des centaines d’œuvres et interviewé leurs auteurs. Nous avons réuni tout ce matériel dans un grand album intitulé Les patenteux du Québec.

La parution du livre a ébranlé et ravi ceux qui découvraient, comme nous, cette production artistique totalement inconnue du milieu culturel. Voici ce qu’en disait Jean Royer dans Le Soleil du samedi 4 janvier 1975 :

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Les “patenteux” du Québec, ce sont ces vieux ou ces retraités(de la campagne surtout) qui décorent leur parterre de façon exubérante, insolite autant qu’originale. Ce sont aussi ces autres qui prennent le temps de sculpter leurs rêves ou les personnages et les événements de leur “règne”. En fin de semaine ou en fin de vie.
Ils se baptisent eux-mêmes patenteux et c’est ainsi que les ont nommés Louise de Grosbois, Lise Nantel et Raymonde Lamothe dans leur livre merveilleux qui vient de paraître. (…)

Et nous parcourons près d’une centaine de parterres et de maisons du Québec. Nous découvrons une imagerie populaire qui nous étonne, nous éblouit, nous séduit à chaque page. Nous écoutons parler les patenteux dans leur discours simple et vrai. Nous nous rendons bien compte que le grand propos c’est l’histoire de leur vie.

Photos tirées de :
Musées de la civilisation, Fonds Les patenteux du Québec, don de Louise de Grobois, Raymonde Lamothe et Lise Nantel

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